Le Conseil central islamique suisse dénonce pénalement les propos tenus sur internet par Jean-Luc Addor suite à la fusillade de la mosquée de Saint-Gall. Aussi choquant que soit le tweet du député au Grand Conseil valaisan, il n’est que la continuité du discours raciste d’une certaine UDC: analyse
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«On en redemande.» Les quelques mots laconiques et ambigus tweetés par Jean-Luc Addor au sujet de la fusillade survenue vendredi à la mosquée de Saint-Gall auront déclenché des réactions scandalisées dans toute la Suisse. Le vice-président de l’UDC du Valais romand (UDCVR), député au Grand Conseil, avocat et ancien juge d’instruction, s’est justifié dans la presse dominicale et sur son mur Facebook en disant qu’il faisait de «l’ironie».
Ce faisant, il utilise une tactique de défense déjà éprouvée par d’autres membres de son parti. Il choisit des mots vagues, dont l’interprétation peut être contestée, notamment devant la justice, et prétend avoir fait de l’humour quand des réactions virulentes le poussent à la justification. Pendant ce temps, un autre membre du parti, le coprésident de l’UDCVR, Jérôme Desmeules, décrédibilise les attaques. Sur son mur Facebook, il plaisante en écrivant: «Une star est née.» Puis il s’en prend aux journalistes avec une salve qui n’a aucun rapport: «Les journalistes sont moins émus quand leurs collègues se font décapiter!» Aujourd’hui, alors que le Conseil central islamique suisse (CCIS) a dénoncé pénalement les propos de Jean-Luc Addor au Ministère public valaisan, il écrit: «Laissez-moi rire!!!… Ce sont ceux qui appliquent le coran qui se plaignent? Alors que leur livre est rempli de haine et d’appels au meurtre des infidèles…»

Le ministre UDC Oskar Freysinger n’avait pas fait autre chose quand, à peine élu au Conseil d’Etat, il avait permis à une équipe de télévision de filmer le drapeau du IIe Reich de son sous-sol. Il s’était ensuite défendu de tout lien avec le néonazisme en affirmant qu’il ne savait pas que ce drapeau en était devenu l’un des emblèmes. Prise isolément, la signification de chacun de ces événements peut assez facilement être relativisée. Placés les uns à côté des autres, ils dessinent au contraire une lame de fond: plusieurs membres de l’UDC valaisanne s’illustrent sur les réseaux sociaux par des propos racistes.

Jean-Luc Addor n’en est pas à son premier commentaire anti-islam. Il relaie le 4 août le commentaire de l’un de ses amis, Luke Chevrot, qui affirme: «L’islam est une secte de violence (djihad) et son fondateur un criminel syphilitique. Et bien qu’attend-on pour renvoyer cette racaille au désert?» Le 12 octobre 2013, Jean-Luc Addor publie la photographie d’une assiette de jambon avec le commentaire suivant: «Ji mange di porc et ji vous merde!», commentaire relayé par son acolyte Jérôme Desmeules. «Le président de l’UDC aime le porc halal», écrit-il encore avec une photo du coprésident du parti, Cyrille Fauchère, attablé devant une choucroute. Dans une question écrite au parlement, Jean-Luc Addor demande si le Valais peut exiger que la viande halal vendue sur son territoire soit obligatoirement étiquetée «saigné sans étourdissement». L’UDC valaisanne vient aussi de lancer une initiative pour interdire les voiles dans les écoles. La plupart des profils Facebook des UDC valaisans relaient les articles du Bloc identitaire français, du Front national, intitulés par exemple «Un premier pays interdit l’islam et commence la destruction des mosquées», ou encore des vidéos d’hommes détruisant des tombes en criant «Allah Akbar» et dont la source n’est pas identifiée…

Jérôme Desmeules avertit les internautes le 26 septembre 2013 sur Facebook: «Vague de cambriolages au coude du Rhône et, curieuse coïncidence, certains «habitués» sont de retour à l’entrée de Martigny…» L’entrée de Martigny où se situe le seul terrain valaisan pour les gens du voyage. La plupart des commentaires publiés par des élus UDC au moment de l’occupation d’un champ chablaisien par des Roms à l’été 2012 ont disparu. Mais les souvenirs et les photos restent. Sur place, après le départ des caravanes, plusieurs politiciens avaient improvisé une scène politique sous l’auvent d’une grange, dont Jean-Luc Addor et Oskar Freysinger. «Moi aussi je pars en vacances en caravane mais je fais mes besoins dans ce qu’on appelle des toilettes», avait déclaré ce dernier devant plusieurs membres des Jeunesses nationalistes, si l’on en croit les motifs de leurs t-shirts. Ce mouvement créé en France en 2011 est interdit depuis la mort de Clément Méric, un militant d’extrême gauche, en 2013 au cours d’une rixe. En retrait de la réunion chablaisienne, les caïds au crâne rasé regrettaient amèrement que la police les ait empêchés de «plastiquer les caravanes». Quelques semaines plus tard, alors qu’ils étaient dans le Jura, les mêmes Roms subissaient des tirs de fusil à plomb et une croix gammée était peinte sur l’une de leurs voitures.

Dans ce contexte, aussi choquant que soit le tweet de Jean-Luc Addor, il n’est que la continuité du discours d’une certaine UDC. Notamment de la plupart des membres influents de l’UDC valaisanne. C’est la globalité de ces propos et le climat qu’ils créent qu’il faudrait juger pour incitation à la haine raciale.
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Source; Le Temps, Marie Parvex

Le Conseil central islamique suisse dénonce pénalement les propos tenus sur internet par Jean-Luc Addor suite à la fusillade de la mosquée de Saint-Gall. Aussi choquant que soit le tweet du député au Grand Conseil valaisan, il n’est que la continuité du discours raciste d’une certaine UDC: analyse
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«On en redemande.» Les quelques mots laconiques et ambigus tweetés par Jean-Luc Addor au sujet de la fusillade survenue vendredi à la mosquée de Saint-Gall auront déclenché des réactions scandalisées dans toute la Suisse. Le vice-président de l’UDC du Valais romand (UDCVR), député au Grand Conseil, avocat et ancien juge d’instruction, s’est justifié dans la presse dominicale et sur son mur Facebook en disant qu’il faisait de «l’ironie».
Ce faisant, il utilise une tactique de défense déjà éprouvée par d’autres membres de son parti. Il choisit des mots vagues, dont l’interprétation peut être contestée, notamment devant la justice, et prétend avoir fait de l’humour quand des réactions virulentes le poussent à la justification. Pendant ce temps, un autre membre du parti, le coprésident de l’UDCVR, Jérôme Desmeules, décrédibilise les attaques. Sur son mur Facebook, il plaisante en écrivant: «Une star est née.» Puis il s’en prend aux journalistes avec une salve qui n’a aucun rapport: «Les journalistes sont moins émus quand leurs collègues se font décapiter!» Aujourd’hui, alors que le Conseil central islamique suisse (CCIS) a dénoncé pénalement les propos de Jean-Luc Addor au Ministère public valaisan, il écrit: «Laissez-moi rire!!!… Ce sont ceux qui appliquent le coran qui se plaignent? Alors que leur livre est rempli de haine et d’appels au meurtre des infidèles…»

Le ministre UDC Oskar Freysinger n’avait pas fait autre chose quand, à peine élu au Conseil d’Etat, il avait permis à une équipe de télévision de filmer le drapeau du IIe Reich de son sous-sol. Il s’était ensuite défendu de tout lien avec le néonazisme en affirmant qu’il ne savait pas que ce drapeau en était devenu l’un des emblèmes. Prise isolément, la signification de chacun de ces événements peut assez facilement être relativisée. Placés les uns à côté des autres, ils dessinent au contraire une lame de fond: plusieurs membres de l’UDC valaisanne s’illustrent sur les réseaux sociaux par des propos racistes.

Jean-Luc Addor n’en est pas à son premier commentaire anti-islam. Il relaie le 4 août le commentaire de l’un de ses amis, Luke Chevrot, qui affirme: «L’islam est une secte de violence (djihad) et son fondateur un criminel syphilitique. Et bien qu’attend-on pour renvoyer cette racaille au désert?» Le 12 octobre 2013, Jean-Luc Addor publie la photographie d’une assiette de jambon avec le commentaire suivant: «Ji mange di porc et ji vous merde!», commentaire relayé par son acolyte Jérôme Desmeules. «Le président de l’UDC aime le porc halal», écrit-il encore avec une photo du coprésident du parti, Cyrille Fauchère, attablé devant une choucroute. Dans une question écrite au parlement, Jean-Luc Addor demande si le Valais peut exiger que la viande halal vendue sur son territoire soit obligatoirement étiquetée «saigné sans étourdissement». L’UDC valaisanne vient aussi de lancer une initiative pour interdire les voiles dans les écoles. La plupart des profils Facebook des UDC valaisans relaient les articles du Bloc identitaire français, du Front national, intitulés par exemple «Un premier pays interdit l’islam et commence la destruction des mosquées», ou encore des vidéos d’hommes détruisant des tombes en criant «Allah Akbar» et dont la source n’est pas identifiée…

Jérôme Desmeules avertit les internautes le 26 septembre 2013 sur Facebook: «Vague de cambriolages au coude du Rhône et, curieuse coïncidence, certains «habitués» sont de retour à l’entrée de Martigny…» L’entrée de Martigny où se situe le seul terrain valaisan pour les gens du voyage. La plupart des commentaires publiés par des élus UDC au moment de l’occupation d’un champ chablaisien par des Roms à l’été 2012 ont disparu. Mais les souvenirs et les photos restent. Sur place, après le départ des caravanes, plusieurs politiciens avaient improvisé une scène politique sous l’auvent d’une grange, dont Jean-Luc Addor et Oskar Freysinger. «Moi aussi je pars en vacances en caravane mais je fais mes besoins dans ce qu’on appelle des toilettes», avait déclaré ce dernier devant plusieurs membres des Jeunesses nationalistes, si l’on en croit les motifs de leurs t-shirts. Ce mouvement créé en France en 2011 est interdit depuis la mort de Clément Méric, un militant d’extrême gauche, en 2013 au cours d’une rixe. En retrait de la réunion chablaisienne, les caïds au crâne rasé regrettaient amèrement que la police les ait empêchés de «plastiquer les caravanes». Quelques semaines plus tard, alors qu’ils étaient dans le Jura, les mêmes Roms subissaient des tirs de fusil à plomb et une croix gammée était peinte sur l’une de leurs voitures.

Dans ce contexte, aussi choquant que soit le tweet de Jean-Luc Addor, il n’est que la continuité du discours d’une certaine UDC. Notamment de la plupart des membres influents de l’UDC valaisanne. C’est la globalité de ces propos et le climat qu’ils créent qu’il faudrait juger pour incitation à la haine raciale.
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Source; Le Temps, Marie Parvex

Pour mon 2ème montage d’expo j’ai reçu un vrai pantalon de chantier! 
Un truc de fou! T’as de poches dans tout les coins! 
Des poches pour le double mètre
Des poches pour le cutter 
Des poches pour mon tournevis magique
Des poches pour les embouts de ma visseuse! 
Des poches pour mes cigarettes!
Des poches pour mon rouge a lèvres!

J’en suis folle!

Pour mon 2ème montage d’expo j’ai reçu un vrai pantalon de chantier!
Un truc de fou! T’as de poches dans tout les coins!
Des poches pour le double mètre
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J’en suis folle!

"Une huitre peut changer 6 à 7x de sexe au cours de son existence"
Je n’aurais jamais eu la chance d’apprendre cette merveilleuse information via les panneaux interactifs du Car postal
Si je n’avais pas pris le bus ce matin.
Si ma vieille voiture n’avait pas échoué à son contrôle technique.
Si je ne faisais pas partie de la classe sociale des “précaires” qui travaille mais ne peut faire face financièrement à un imprévu du genre.
Si je n’étais pas de ceux à qui “on ne prête pas”
Cette petite phrase à tout simplement égayé ma journée (le mélodieux et tonitruant klaxon du chauffeur de bus dans les contours de ma belle montagne y a aussi largement contribué)
Je ne comprends décidément pas les gens moroses, grisâtres et pour qui un verre d’eau peut être une occasion de se noyer?

"Une huitre peut changer 6 à 7x de sexe au cours de son existence"

Je n’aurais jamais eu la chance d’apprendre cette merveilleuse information via les panneaux interactifs du Car postal

  • Si je n’avais pas pris le bus ce matin.
  • Si ma vieille voiture n’avait pas échoué à son contrôle technique.
  • Si je ne faisais pas partie de la classe sociale des “précaires” qui travaille mais ne peut faire face financièrement à un imprévu du genre.
  • Si je n’étais pas de ceux à qui “on ne prête pas”

Cette petite phrase à tout simplement égayé ma journée (le mélodieux et tonitruant klaxon du chauffeur de bus dans les contours de ma belle montagne y a aussi largement contribué)

Je ne comprends décidément pas les gens moroses, grisâtres et pour qui un verre d’eau peut être une occasion de se noyer?